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Conseil Municipal : Intervention Vanessa Duhamel sur Lille 3000

Vanessa Duhamel, Conseillère Municipale Faire Respirer Lille aux côtés de Violette Spillebout, intervient sur Lille 3000 : “Des recommandations ont été faites par la Chambre Régionale des Comptes concernant l’association Lille3000, qui n’ont pas été mises en oeuvre ; elles concernent  la clarification de la gouvernance, l’information budgétaire fiable des instances dirigeantes et des financeurs, la validation et le compte-rendu des placements de fonds, le respect de l’ordonnance de 2015 relative aux marchés publics, et l’évaluation de la satisfaction du public. Dès 2005, l’opposition municipale, par la voix du regretté Loïc Leserre, déplorait de n’être pas représentée au conseil de Lille 3000.C’est à nouveau le cas pour le Groupe Faire Respirer Lille”


Conseil Municipal de Lille – Séance du 10 juillet 2020

Intervention de Madame Vanessa Duhamel pour le groupe « Faire Respirer Lille »

Madame le Maire, chers collègues ; 

J’ai l’honneur de présenter ma candidature en qualité de représentante titulaire de notre conseil au sein du conseil d’administration de « Lille 3000» ; Bernard Charles étant nommé suppléant. 

Aussi improbable que soit ma désignation, elle n’en est pas moins indispensable à l’apport d’un regard neuf, qui ne soit pas servile, sur cette structure aussi médiatique qu’onéreuse. 

Simple citoyenne, c’est-à-dire contribuable, lorsque la Chambre Régionale des Comptes a rendu public son rapport au mois de mars 

2019, je ne l’en ai pas moins étudié avec attention. 

Pour mémoire, je vous en rappelle les conclusions : une nécessaire clarification du fonctionnement de ses instances, des liquidités importantes contraires à la réglementation comptable applicable, l’opacité des aides en nature apportées par notre commune, une gestion incertaine de la masse salariale (saluons la générosité d’une association qui rémunère son conseiller artistique 4.300 euros bruts, prime de fin d’année comprise, pour 9 heures de travail hebdomadaire…), une sécurité qui nécessite d’être améliorée quant à l’attribution des marchés – quelle jolie pudeur de la langue ! -, quelques interrogations quant à l’application du droit de la concurrence; l’ensemble, nous dit la Chambre, sans que cette association si privilégiée soit à même faute d’outils appropriés et d’objectifs prédéfinis d’apprécier la satisfaction du public. 

Des recommandations ont été faites, qui n’ont pas été mises en oeuvre ; elles concernent, je vous le rappelle, la clarification de la gouvernance, l’information budgétaire fiable des instances dirigeantes et des financeurs, la validation et le compte-rendu des placements de fonds, le respect de l’ordonnance de 2015 relative aux marchés publics, et l’évaluation de la satisfaction du public; fin de citation. 

Au-delà même de ces aspects juridiques et techniques, Lille 3000 absorbe une manne inépuisable et constante quand tant de petites structures libres et vivantes, ce que, peut-être précisément vous abhorrez, peinent à survivre. Si Lille3000 a consenti à quelques efforts de partage, bien plus nécessiteraient d’être accomplis. 

Dès 2005, l’opposition municipale, par la voix du regretté Loïc Leserre, déplorait de n’être pas représentée au conseil de Lille 3000. Dans une belle intervention du 13 septembre 2019, François Kinget, que vous tentiez d’interrompre, rappelait qu’à vos yeux nous n’étions qu’incompétence mêlée d’inculture. J’en accepte par avance le reproche, j’irai jusqu’à l’assumer : si je suis candidate à une fonction qui me sera refusée, c’est parce que ma méconnaissance des dossiers, ma sottise évidente et ma crasse inculture m’offriraient un regard innocent, ce bon sens dont on assure qu’il est l’intelligence des imbéciles ; bref, si je suis candidate, si vous me refuserez, c’est parce qu’il y aurait beaucoup à voir, à améliorer, à dénoncer peut-être, et qu’il suffit d’un vil neuf dont le cristallin n’ait pas été obscurci par des années de docilité. 

Je vous remercie d’avoir fait mine de m’écouter.