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Il ne suffit pas de penser avoir raison pour faire aboutir un projet !

Communiqué de presse du 26 octobre 2021

La responsabilité de la suspension du projet d’implantation de salle de consommation à moindre risque au centre d’addictologie boulevard de Metz est celle du Maire de Lille.

Il ne suffit pas de penser avoir raison pour mener à bien un projet. Martine Aubry fait perdre du temps aux Lillois sur de nombreux dossiers ; le problème de méthode est récurrent. Elle accumule les échecs au détriment des Lillois.

affirme Violette Spillebout, Présidente du Groupe Faire Respirer Lille, en faisant référence au dernier revers subi par la Ville sur le projet Saint-Sauveur.

Oui une salle de consommation à moindre risque est une nécessité, qui depuis de nombreuses années aurait pu être mise en œuvre si la conviction à l’époque avait été réelle et la volonté au rendez-vous. Mais on n’implante pas une telle salle sans prendre en compte le lieu d’implantation et sans concerter

ajoute Bernard Charles, conseiller municipal Faire Respirer Lille.

Or le centre d’addictologie boulevard de Metz, lieu prévu d’implantation, est au coeur de la partie du Faubourg de Béthune qui est un haut secteur du trafic de drogues sur lequel l’État  (Intérieur et Justice) mène un important travail de démantèlement des réseaux et de lutte contre la demande de produits.

Comme l’a bien expliqué le Ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, implanter un tel centre de consommation sur ce secteur ne peut qu’aller à l’encontre des efforts ainsi menés et des objectifs de la  rénovation urbaine en cours.

De plus, implanter un tel centre sur ce secteur : c’est nier le souhait de ses habitants de vivre enfin tranquillement et c’est oublier la proximité d’un des plus gros établissements secondaires de la région (le Lycée Montebello), ainsi que d’un centre social et de nombreuses associations.

Enfin, c’est ne pas prendre en compte qu’aujourd’hui, le Faubourg-de-Béthune est l’un des  secteurs les plus pauvres de France.

Cela, le maire de Lille ne pouvait l’ignorer. Elle a malheureusement l’habitude depuis de nombreuses années de ne pas concerter réellement avec les habitants et de ne pas rechercher les consensus entre les différentes parties prenantes, ce qui amène au gel des projets, voire à leur échec. Si la réaction attristée du secteur medico-social se comprend, c’est à nouveau la méthode municipale qui est responsable du temps perdu et de ses effets négatifs en termes de santé publique.

Bernard Charles avait exprimé cette position lors du conseil municipal de Mai 2021 et lors  de la récente assemblée du conseil lillois de Prévention de la Délinquance où il siège. 

Fredéric Marchand, sénateur du Nord s’était lui aussi mobilisé par un récent courrier adressé au Maire de Lille pour qu’elle accepte de prendre en compte l’avis des habitants.  

La ville doit ici reprendre sa copie et travailler avec tous sans délai.

Le groupe Faire Respirer Lille se félicite de la décision du Premier Ministre Jean Castex et du Ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, qui prend en compte l’essentiel : la vie quotidienne des habitants du Faubourg-de-Béthune.

Les élus du groupe Faire Respirer Lille

Violette Spillebout, Bernard Charles, Vanessa Duhamel, Ali Douffi, Ingrid Brulant, Nicolas Lebas.

Revoir l’intervention de B Charles :