Conseil Municipal

Conseil Municipal – Commerce en ville

Intervention d’Ali DOUFFI – Conseiller municipal et métropolitain à Lille

Madame le Maire, 

Chers collègues, 

Et si nous parlions aussi commerce ce soir. 

Après mes multiples interpellations, depuis le début du mandat j’ai fait le choix de ne pas intervenir pour vous laisser le temps de faire.  

Quelques rappels sont aujourd’hui nécessaires. 

Je vous ai rappelé en fin d’année 2021 quelques chiffres qui parlaient d’eux même. Ces chiffres relataient la baisse de nos animations commerciales et des marchés de plein air. 

Des animations à la hausse en 2023 mais sur les mêmes bases que 2018 et 2019 soit un budget prévisionnel pour toutes les animations s’élevant à 124 804 euros avec une participation de la ville à hauteur de 59 216 euros. Des animations d’une part qu’on ne retrouve pas dans nos 10 quartiers malheureusement, d’autre part il est important de souligner que 50% des animations ont lieu seulement en fin d’année. 

Le nouveau mode d’accompagnement financier, défini par le nouveau PLA lancé début 2023, soit 3 ans après votre début de mandat, devrait être plus incitateur pour multiplier les actions d’animation et ce toute l’année dans nos 10 quartiers.

Le GAEL devait fusionner avec la fédération des commerçants. Cette fusion aurait dû même mener à la création de j’achète à Lille. Cependant, comme vous le savez aujourd’hui, Le GAEL n’est plus. 

Qu’en est il aujourd’hui de ce souhait de création de cette nouvelle entité juridique ?

En décembre 2020, sans explication, vous nous informiez, que le président du GAEL et de la fédération avait sollicité le retrait de la demande de subvention annuelle, soit 2 × 55 000 €. 

Après quelques recherches, je n’ai pas retrouvé de subventionnement de notre Fédération lilloise du commerce. Pourriez-vous éclairer les lillois car nous tenons à notre fédération – Nous avons besoin d’elle pour aller loin – J’en profite pour saluer leur très belle animation l’an dernier avec “ le village Italien “ qui a connu un franc succès et qui n’a pas fait l’objet de subventions. 

Il est temps de pallier à certaines carences de notre ville, tel que le taux de vacances qui ne cesse d’augmenter, ou encore le fait que notre ville ne compte que 40% d’enseignes nationales, contre 56% à Marcq-en-Baroeul, peu être un signal vers une perte d’attractivité pouvant en partie être expliqué par votre  politique de stationnement dont on craint l’impact sur le commerce lillois.

Aussi, la rue Pierre Mauroy à Lille, rue historique de notre ville abritant de nombreux commerces, subit depuis plusieurs années une situation changeante. Au-delà de la sécurité, il est de plus en plus privilégié l’installation de Fast Food ou de Pop-up Stores, commerces éphémères, au détriment de commerces plus stables et plus diversifiés. 

Attachés à la diversité et au développement de l’offre commerciale dans notre ville, et conscients de la nécessité de mener une politique globale en ce sens, nous vous interrogeons aussi aujourd’hui sur la sécurité, la pérennité et la diversité des commerces à Lille. 

En septembre 2022 je saluais le lancement de l’étude pour la création d’une foncière, une délibération tardive certes mais très attendue. La troisième phase d’accompagnement à la création de cette dernière devait avoir lieu en 2023, l’an dernier, pouvez-vous nous en dire plus ce soir. 

Ce constat n’est pas personnel mais partagé par de nombreux commerçants à Lille dont je fais moi-même partie. 

Alors Monsieur Deslandes, parlez-nous du commerce lillois  ce soir.  

Je vous remercie. 

Ali DOUFFI